Les aveux..

Publié le par nefertiti

                                               Les aveux..



Des lèvres closes et des pas de loup

Pour ne pas attirer l'oeil jaloux,

Devant la bougie qui brule ses larmes,

Dans la mort suave de ses flammes,

De ton ombre rebelle qui me suit

Et l'encre noire de la nuit,

Je dessine les traits de mes aveux

Sur une feuille d'un sombre bleu.
***

Dans l'obscurité dormante des firmaments,

Sous les voiles transparents

Qui cachent les secrets de mes yeux,

Je dévoile au silence, les feux

Qui hantent mon coeur,

Je lui parle de mon esprit songeur,

Où dansent tes mots

Suivant le murmure des flots.


***

Au puits ténébreux des insomnies

Je révèle les mélancolies

Que ta présence menteuse

Et tes regards froids me causent,

J'invite les profondeurs paisibles

Enfouis dans les terres de l'invisible,

A libérer tes mornes vents
De la prison opaque des temps.
***

Avant que l'aube perce de ses lumières,

Les ondes mouillées des ténèbres,

Je bois à la source d'Hippocrène,

Je t'offre mes pleurs, moi la sirène

Qui habite le fond des mers

Et porte en elle les rêves amers

Déchirés par les épines moroses

Qui couvrent la tige de la rose.
***

Ö quand le soleil ouvre ses paupières,

Sur ton mutisme de pierre

Et verse ses rayons timides

Au seuil des fleuves limpides !

Je laisse rêver ma plume,

D'une histoire sans brume

Où se brisent mes maux,

Sur les rochers ensevelis par tes eaux.

***

A travers mes pensées amoureuses,

L'âme de mes pupilles voyageuses,

Effleure dans les vagues diaphanes du miroir,

Le crépuscule heureux d'un amour illusoire,

Ö bel oiseau des bois !

J'invoque ta douce voix,

De chanter sur les branches de ma vie,

Une charmante mélodie.
***

Baiser de l'abeille sur la fleur

Et les pétales de la blancheur,

Offre-moi le fruit de ton paradis,

Jardin couleur de rubis

Au milieu des jolies fontaines

Un moment avec le roi, près des étoiles lointaines,

Ö ciel ! Laisse veiller ta lune

Sur mes voyages nocturnes.
***

Des lèvres closes et des pas de loup

Pour ne pas attirer l'oeil jaloux,

Devant la bougie qui brule ses larmes,

Dans la mort suave de ses flammes,

De ton ombre rebelle qui me suit

Et l'encre noire de la nuit,

Je dessine les traits de mes aveux

Sur une feuille d'un sombre bleu. 

 Nefertiti

Publié dans Mes mots

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goutdemiel 20/05/2009 17:46

Bonsoir Mimi !Très jolie complainte d'un coeur blessé !De la douceur et de la mélancolie...Merci pour le partage !Bises.Kamel